J’achète la paix…

J’achète la paix…

J’achète la paix parce que je me sens coupable de le faire garder… parce que je suis fatigué… parce que je ne suis pas capable de l’entendre pleurer…. parce que j’ai mon enfant en garde partagée… parce que je ne veux pas de crise au magasin… parce qu’il est trop petit encore… parce que nous sommes en vacances… parce que je ne suis pas capable de dire « non »… parce que mes parents ont toujours dit « non » à tout… parce que c’est le bébé de la famille… parce que je n’ai pas juste lui à m’occuper… parce qu’il a un TDAH ou autre problème particulier… parce que c’est dur… parce que mon chum et moi on ne s’entend pas sur la manière d’intervenir… parce que de toute façon les interventions ne marchent pas, j’ai essayé une fois ou deux et ça ne marche pas… parce que… parce que… etc., et ça m’évite d’avoir des crises de sa part.

Par cet article, je veux amener une réflexion aux gens qui achètent la paix chaque jour, constamment. Toutes les raisons décrites au 1er paragraphe sont bonnes, ça aide à comprendre pourquoi on relâche sauf que ce n’est pas une excuse pour ne pas donner les besoins essentiels à son enfant. Ou du moins, tout dépendamment de ce que vous voulez lui transmettre comme valeur et comment vous voulez qu’il soit à l’âge adulte. Vous avez le choix de continuer ainsi ou de trouver une solution. À vous de choisir.

Savez-vous que ça coûte cher à long terme d’acheter la paix constamment?

Bien sûr, acheter la paix de temps à autre de façon exceptionnelle, c’est correct. Nous sommes des êtres humains et chacun de nous a des hauts et des bas, c’est normal de relâcher de temps à autre la discipline avec notre enfant. Sauf qu’il faut reprendre les guides rapidement. L’enfant apprend vite et on se retrouve dans un engrenage dont il est difficile de sortir. On devient de plus en plus permissif parce que les situations deviennent de plus en plus fréquentes et on ne voit plus de solution à court terme. L’ambiance familiale se désagrège petit à petit. On donne toute notre énergie à cet enfant qui cherche juste de l’attention par des moyens négatifs.

Plus il vieillit, plus l’éducation sera difficile si les bases ne sont pas solides et ces actions négatives vont s’accentuer et ses demandes seront de plus en plus grandes au fur et à mesure qu’il grandit si vous n’y mettez pas un stop.

Un enfant a besoin de limites claires, d’être encadré pour se sentir en sécurité. Lorsqu’il a des « oui » à tout ce qu’il demande, après chaque petite crise, il cherche des repères. Il y a de fortes chances qu’il accentue ses crises parce qu’il recherche vos limites. Tout lui donner ne règle rien, vous obtiendrez des conséquences du manque d’encadrement à court, moyen et long terme.

Tout ça joue sur la sécurité affective, le lien entre vous et votre enfant. Un besoin essentiel.

Entre 0-5 ans c’est la fondation, la base à offrir à l’enfant. C’est pendant la période de la petite enfance le temps idéal pour aider son enfant à bâtir ses habiletés dans chaque sphère de son développement, à bâtir sa personnalité, votre lien affectif et à lui offrir des structures solides pour qu’il ait un « moi » fort. Par la suite, vous n’aurez qu’à le guider, l’accompagner dans sa vie d’enfant et d’adolescent. Cela n’empêchera pas le jeune d’avoir des défis à relever sauf qu’il aura reçu des bases solides pour passer au travers des défis plus facilement et deviendra un adulte responsable.

Qui a dit que d’être parent était facile? Avant de l’être, on pense que tout va être simple. On se réveille quelque temps après l’accouchement pour se rendre compte que ce n’est pas aussi simple qu’on le croyait même si on aime beaucoup notre enfant. Être parent demande un engagement ferme.

Comment l’encadrer, améliorer son comportement et l’ambiance familiale?

Savoir-être :

Être décidé à améliorer la situation, calme, en confiance en tout temps. Constance, cohérence et persévérance sont des règles incontournables pour améliorer vos moments de vie.

Savoir-faire :

1re étape : la réflexion

Prenez le temps de réfléchir aux prochaines questions, d’écrire vos réponses sur un carton et de l’afficher à la vue de tous.

Qui suis-je? Quelle attitude je possède et quelles sont les attitudes que je dois améliorer pour avoir le résultat souhaité?

Quelles sont les valeurs que vous voulez transmettre à votre enfant?

Quelles sont les règles et conséquences de la maison?

Quelles sont les forces, passions, habiletés et qualités de chacun des membres de la famille?

2e étape : la solution

– A chaque excuse, il y a une solution. Il y a beaucoup de ressources qui existent pour vous aider à améliorer votre relation avec votre enfant (Internet, livre, coaching, conférence, etc.) Mettez en application votre solution.

– Savez-vous que changer des habitudes peut prendre en moyenne 21 jours? Ce n’est pas en essayant une nouvelle intervention une ou deux fois qui va nécessairement changer le résultat. Cela demande de la persévérance.

– Notre non-verbal parle à 93% et vos mots à 7%. L’enfant apprend par imitation, il vous regarde. Qu’est-ce que vous voulez montrer à votre enfant?

– La manière d’intervenir doit être toujours pareille et être faite à chaque fois que le comportement inacceptable se produit. Cohérence et constance sont de rigueur.

Le plus important est de ne pas lâcher. Vous en êtes capable!!!

 

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Linda Cusson Coach pour les familles et les éducatrices

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octobre 13, 2014 / Développement

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